La galette sous tension : les Français prêts à payer le prix de la tradition ?

Entre tradition et pressions inflationnistes, comment les artisans se sont-ils adaptés pour séduire les consommateurs ? La hausse des coûts des matières premières a-t-elle transformé la galette des rois en produit de luxe ?

Les fêtes de fin d’année sont terminées, minuit a sonné, et janvier a ouvert le bal avec une tradition bien ancrée : la galette des rois. Symbole de partage et de gourmandise, elle s’invite dans les foyers français chaque année. Mais derrière ce plaisir sucré se cache une réalité économique complexe depuis quelques années.

Sucre et amande : des rois au prix d’or

En janvier 2026, le beurre, ingrédient phare du feuilletage, se négociait autour de 4 000 à 4 500 € la tonne en Europe. Sur trois ans, les produits laitiers ont connu des hausses cumulées de 25 à 30 %. La poudre d’amande et le sucre restent quant à eux structurellement chers. A cette envolée des matières premières, il faut ajouter la hausse persistante du sucre (+ 40 à + 50 % sur trois ans), les coûts énergétiques, toujours supérieurs aux niveaux d’avant crise, et la pression salariale, dans un secteur en tension sur l’emploi.

Ces coûts, multipliés par 30000 galettes vendues cette année, ont pesé lourd dans la trésorerie des artisans boulangers/pâtissiers.

Artisans : préserver l’excellence sans perdre la couronne

Une galette artisanale s’est vendue en moyenne entre 18 et 30 €.

Malgré des coûts de revient élevés, les artisans ont refusé les raccourcis : pas d’huile de palme ou d’arômes artificiels. Le feuilletage pur beurre et une frangipane composée à 100 % d’amandes assurent une qualité irréprochable.

Pour résister, les artisans ont aussi choisi de se réinventer avec audace et créativité : parfums inattendus (pistache, yuzu, sésame noir…), galettes vegan ou sans gluten, et même des fusions originales comme la galette façon kouign-amann et la galette façon cookie. Ces innovations ont permis de préserver la tradition tout en offrant une expérience unique, où esthétique et goût deviennent des arguments aussi forts que le prix.

Près de 34 % des Français achètent leur galette en grande surface, contre 51 % en boulangerie et environ 18 % la préparent eux-mêmes.

Malgré des prix élevés, la galette des rois reste incontournable : 92 à 94 % des Français en consomment chaque année, et 73 % préfèrent la frangipane.

 Un enjeu économique décisif à protéger 

Véritable temps fort du calendrier, l’Épiphanie représente pour les boulangeries/pâtisseries jusqu’à 15% de leur chiffre d’affaires, donc un réel enjeu économique, aussi décisif que symbolique.

Dans un marché qui pèse plus d’un milliard d’euros et où les coûts des matières premières ont fortement fluctué ces dernières années, la gestion du risque est devenue un enjeu central.

Le risque ne se situe pas uniquement au niveau du point de vente, mais en amont et en aval de la filière, là où les relations commerciales sont majoritairement B2B, avec des risques d’impayés croissants, des délais de paiement de plus en plus longs, des engagements financiers importants et une forte dépendance à la solidité des partenaires commerciaux.

Atradius et ses solutions d’assurance‑crédit et de gestion du risque clients, offre un filet de sécurité indispensable : évaluer la solidité financière de ses partenaires et fournisseurs, anticiper les risques d’impayés et sécuriser les flux financiers liés aux ventes et aux achats B2B.

En 2026, sécuriser ses créances n’est plus une option, mais une condition pour continuer à régaler les Français, sans compromettre sa solidité financière.